Crises politiques récurrentes en Afrique de l’ouest : l’honorable Innocent KAGBARA note une volonté d’affranchissement des peuples du joug colonial

vendredi 7 octobre 2022 222
Innocent Kagbara (photo), le Président du PDP Innocent Kagbara (photo), le Président du PDP

Fidèle aux vertus de l’idéologie panafricaine et à l’aune des crises politiques majeures dans la sous-région, le président du parti Démocratique Panafricain (PDP) donne une explication généalogique des évènements que l’on vit aujourd’hui. L’on ne saurait comprendre la subtilité des luttes africaines pour l’autodétermination si l’on ne porte pas un regard aigu sur les causes profondes des « coups d’Etat militaires, des changements inconstitutionnels de pouvoir, la déliquescence des Etats et l’abstraction des modalités constitutionnelles du pouvoir politique ». Tous ces états d’exception qui sont un test pour l’idéal « Etat de droit » que l’Afrique cherche à construire pour rentrer dans le club prisé des démocraties libérales demeure un leurre. Mais qu’est ce qui peut être à l’origine de cette situation que nous tentons de décrire avec un effort de fidélité dans la description des faits ?

Pour le parlementaire Innocent KAGBARA, la lutte des peuples africains est une réalité indéniable. Certes au cours de l’histoire nous avions connu des figures emblématiques de lutte panafricaine comme Thomas SANKARA, Kwame N’KRUMAH, Ruben Um NYOBE…etc mais comparativement à l’intrépidité de ces hommes valeureux, il existe un élan des élites africaines décomplexés et déterminés à assumer leur propre destinée. A cet effet, le président du PDP affirme que : « Nous vivons dans une ère nouvelle de la jeunesse africaine qui n'accepte plus, l’hégémonie occidentale, le paternalisme, l’infantilisation, ni la condescendance de la politique extérieure des ex puissances coloniales. Les revendications politiques, économiques, culturelles de l’Afrique du XXI ème siècle ne sont ni chimériques, ni surréalistes. Au regard de l’accumulation des injustices subies depuis tant d’années, l’extériorisation des frustrations ne peut que prendre sous la forme des contestations pacifiques et violentes. Je ne tomberai pas dans l’analyse facile des événements qui voudraient qu’on assimile les aspirations profondes des peuples à du mépris occidental, voir un sentiment anti français. Ce qu’on vit aujourd’hui était prévisible. Il appartient à l’occident de changer sa vision étriquée, rabougrie du monde s’il ne veut pas subir les conséquences désastreuses de ses propres errances ».

En effet, l’Afrique est en ébullition. Les coups d’Etats au Mali, en Guinée, et au Burkina Faso attestent la rupture politique vis-à-vis de l’occident dont fait preuve les régimes de transition. Cet article n’a pas pour vocation de faire l’apologie des mutations inconstitutionnels du pouvoir politique, mais il prend acte des situations politiques respectives dans la sous-région. La fluctuation de la géopolitique mondiale emporte tout sur son passage en dépit des résistances occidentales. L’Afrique a compris les métamorphoses politiques à l’échelle internationale et essaye de se positionner à travers une politique de diversification des partenariats qui semble apporter un souffle nouveau au continent.

Depuis des années, les espaces d’intégrations ont toujours servi de corps intermédiaire entre l’élite politique et les peuples. L’échec de ces espaces à créer une communauté forte en phase avec les peuples à fait naitre le  dégagisme chez les citoyens. Désormais les militaires au pouvoir sont adulés, une confiance que ces deniers ont l’obligation de ne pas trahir sous peine d’être sanctionner par le peuple. D’ailleurs le PDP salue le sens de responsabilité des peuples africains qui sont engagés dans une logique d’autodétermination. L’honorable KAGBARA dans cet état d’esprit traduit sa vision de l’Afrique : « Notre continent fait l’objet de toutes les convoitises à cause de sa dynamique économique et démographique. Nous devons faire preuve d’extrême vigilance dans ce monde qui ne comprend que le langage de la force. Pour réussir à faire face à l’hégémonie occidentale, je crois à mon humble avis qu’il est important de donner le pouvoir au peuple à travers une démocratie représentative plus juste et plus équitable. Nous devons également être conquérant économiquement à l’image des pays asiatiques qui ont compris l’utilité du poids économique dans les rapports de force, dans les combats idéologiques à l’échelle internationale ».


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